Apprenez à maitriser votre colère

Colère : attention, danger !

Les gens autour de moi le disent tous : j’ai tendance à me mettre facilement en colère. Que ce soit avec mes amis, les membres de ma famille ou encore mes collègues, j’ai du mal à me contenir et j’explose dans des colères incontrôlables que je n’arrive pas à maîtriser. C’est pourtant une situation très désagréable pour moi comme pour les personnes qui m’entourent. Que faire pour maîtriser mes colères ? Comment gérer ma colère ?

Que se passe-t-il ?

Selon les statistiques, une personne sur trois souffre d’un tempérament plus ou moins colérique. Une situation qui aboutit à une explosion plus ou moins intense, difficilement contrôlable, au cours de laquelle un ensemble d’émotions sont libérés. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, toutes les émotions de colère ne sont pas nécessairement négatives. Par exemple, si vous réagissez par rapport à un collègue traité injustement par son responsable, votre réaction pourra potentiellement aboutir à un résultat positif. Néanmoins, c’est la manière dont votre colère jaillit qui peut paraître inacceptable, surtout lorsqu’elle se traduit par des actions, des gestes et des paroles agressifs.
La situation n’est pas perdue : il est possible de maîtriser ça et nous sommes tous capables de « bien vivre notre colère ».

Et si vous appreniez à maîtriser et à gérer votre colère ? à éviter les excès de colère ? à contrôler la contrôler  ?

Apprendre à mieux vivre sa colère

Une (tentative de) définition

Avant tout, il s’agit de comprendre la colère, ce sentiment puissant qui semble jaillir en nous tel un volcan prêt à entrer en éruption, pour aboutir à un résultat dont nous, aussi bien que les autres, faisons les frais à terme. La colère est donc un profond sentiment de mécontentement et, habituellement, d’antagonisme. Selon les psychologues, il s’agit d’une émotion peu plaisante variant en intensité : l’irritation en est le niveau le plus bas alors que la furie ou la rage sont les degrés de colère les plus hauts.

Vous comprenez à présent qu’il existe différents degrés de colère. Néanmoins, chaque individu réagit différemment. Alors que certaines choses sont susceptibles de déclencher la foudre chez certains, d’autres n’en tiendront même pas compte. Apprenez, cher lecteur que devant la colère, nous ne sommes pas logés à la même enseigne ! Néanmoins, il est important de lister ici les éléments qui pourraient engendrer ce sentiment. Il s’agit de :

  • La frustration et l’impuissance
  • Le mal
  • Le harcèlement et l’intimidation
  • Une injustice réelle ou perçue
  • L’épuisement lié au stress
  • Les demandes ou les critiques que nous jugeons injustes
  • Les menaces envers les gens, les choses ou les idées auxquels nous tenons tout particulièrement

Comment reconnaître la colère ?

Une personne en colère n’est pas seulement quelqu’un dont les oreilles sifflent et dont le visage rougit subitement, à l’instar des personnages de dessins animés. S’il était aussi simple d’identifier un individu en colère, les choses seraient bien plus faciles ! Par ailleurs, la colère et l’agressivité ne sont pas du tout la même chose. La colère est une émotion alors que l’agressivité est un comportement. Heureusement, les personnes en colère ne sont pas toutes agressives et vice versa. Vous me suivez ? Parfois, les gens sont agressifs simplement parce qu’ils ont peur parce qu’ils se sentent menacés… Vous comprenez ce que je veux dire ?

Une personne en colère ne cherche pas nécessairement la confrontation et n’ira pas jusqu’à hurler à chaque fois. Certaines personnes se libèrent de leur colère en ignorant les autres, en boudant ou par le biais de sarcasmes. Si cela est votre cas, vous vous inscrivez dans la catégorie des « passifs-agressifs », un groupe de personnes au final aussi difficile à gérer que celles qui crient et qui hurlent à tout-va.

Certaines personnes (peut-être vous ?) réagissent de manière totalement passive. Elles ne montrent aucun signe de colère, peu importe à quel point elles sont furieuses. Alors que rien ne transparaît, ces personnes sont certainement sujettes à des dommages bien plus importants en essayant de contenir, voire de supprimer leurs émotions.

La colère : un sentiment dangereux avant tout

Alors qu’un niveau approprié de colère peut nous aider à agir et à aller de l’avant, à résoudre des problèmes et à gérer les situations de manière constructive, la colère non contrôlée peut aboutir à des conséquences négatives importantes, selon l’environnement dans lequel elle jaillit. Au travail, par exemple, un sentiment de colère peut nous empêcher de prendre les bonnes décisions et de trouver des solutions créatives à nos problèmes. En couple, la colère peut affecter nos relations voire même les détruire.

La colère peut être nocive, même lorsqu’elle n’est pas exprimée. Une personne en colère qui ne s’exprime pas peut, en réalité, jouer le rôle de victime, alors que personne ne s’en rend compte et ne pense à lui venir en aide.

Lorsqu’elle est trop fréquente, exprimée ou non, la colère peut poser des risques pour la santé. Des études montrent que les gens qui se mettent en colère de manière régulière sont plus enclins à souffrir d’infarctus, ou encore de mort prématurée. Lorsqu’elle n’engendre pas de dommages aussi sévères, la colère peut créer un terrain favorable à l’anxiété et la dépression.

Réjouissez-vous : la colère se contrôle !

Vous l’avez compris, même si la colère est un sentiment une émotion naturelle chez l’être humain (et chez de nombreux animaux également !), Il est possible de la gérer, de manière à ce qu’elle ne vous fasse pas de mal ni à vous, ni à votre entourage.

Premièrement, il vous faut reconnaître l’existence du problème. Parfois, les gens ne comprennent pas que leur colère est véritablement un problème, pour eux comme pour les autres. Ils se mettent à accuser les autres, les process, les institutions, le chat du voisin… et même des choses inertes comme un ordinateur par exemple.

Si vous connaissez des gens colériques ou que vous êtes colérique vous-même (rassurez-vous, je ne dirai rien !), il est temps d’apprendre à gérer vos émotions.

  • Misez sur votre résilience. Être capable de rebondir sur une déception ou une frustration est bien plus sain que de s’exciter sur quelque chose est de se mettre en colère (pour rien !). Apprenez à prendre le contrôle de votre propre situation en évitant de penser que vous êtes impuissant.
  • Apprenez à reconnaître les éléments déclencheurs. Lorsque vous vous mettez en colère, vous pulsation cardiaque augmente et vous respirez plus rapidement. Un grand classique d’une réponse au scénario « se battre ou s’enfuir ». Restez vigilant de manière à pouvoir gérer la source de la colère avant qu’elle ne monte en vous.
  • Accordez-vous un moment de temps libre
  • Avant de sauter les deux pieds joints en vous mettant en colère par rapport à une situation, comptez jusqu’à 10 (dans votre tête !) avant d’agir.
  • Respirez doucement. La régulation de la respiration permet de combattre l’arrivée de la colère et appelle au calme de manière à vous permettre de réfléchir plus clairement
  • Pensez au long terme
  • Nous pourrions également dire : arrêtez de penser au (très) court terme. Si votre colère est récurrente, il se pourrait que vous ayez du mal à penser au long terme et donc, aux conséquences de votre colère.
  • Faites de l’exercice afin de permettre à toutes les bonnes choses comme la dopamine ou la sérotonine de se libérer dans votre corps pour un état d’esprit plus positif
  • Octroyez-vous des moments de silence en pratiquant, par exemple, des techniques de relaxation. La tension et le centrage peuvent notamment vous aider à vous détendre et à mieux vous battre contre le stress et la frustration
  • Évitez l’alcool qui réduit vos inhibitions et peut causer des explosions de colère incontrôlables
  • Exprimez vos émotions, parlez de vos sentiments avec un ami proche ou votre partenaire, pourquoi pas, écrivez-les dans un journal ou sur un blog (ou au bas de cette page !)
  • Laissez vos pensées colériques s’échapper. Essayez de ne pas penser que le monde est un endroit injuste ou que tout le monde est contre vous. Ce n’est pas le cas.
  • Affirmez-vous et apprenez à obtenir, sans agressivité, ce que vous voulez en tenant compte des autres et en respectant leurs sentiments

Les conseils de Karine, rédactrice pour Scoachy
Nous ressentons tous des moments de colère, des moments d’émotion intense que nous, au même titre que les gens qui nous entourent ont du mal à gérer. La colère se manifeste souvent par l’agressivité, une attitude de confrontation ou par une attitude plus passive mais néanmoins dévastatrice. Commencez par gérer votre colère en apprenant à la reconnaître. Accepter d’être imparfait, c’est un grand pas vers l’accomplissement de soi.

Et vous, êtes-vous une personne colérique ? Comment se manifestent vos colères ?

Rédactrice pour Scoachy®

    %d blogueurs aiment cette page :